
L’empowerment est un terme de plus en plus rencontré dans le vocabulaire du management. Mais dans les faits, qu’est-ce que cela veut dire au juste ?
Est-ce un phénomène de mode ? Un mot anglais de plus prononcé par des consultants voulant montrer l’étendue de leurs connaissances ? Ou plutôt un nouveau concept managérial durable ?
Quand vous cherchez la traduction “mot à mot”, vous tombez sur “autonomisation”, et par extrapolation sur les mots “pouvoir”, “responsabilisation”, “émancipation”, “habilitation”.
La notion d’agir plutôt que de subir est aussi évoquée.
Toutes ces idées sont certes proches les unes des autres mais ne veulent pas dire exactement la même chose.
L’approche vient des Etats Unis au début du XXème siècle dans une période de tensions ou le terme évoquait un gain de pouvoir face à un groupe dominant.
Dans les années 60, le Québec s’est approprié le concept.
En France, cela a été plus long à se développer et cela a concerné au départ et jusqu’à récemment principalement le domaine social.
Les entreprises y viennent, sans toujours savoir de façon précise ce qu’il y a derrière ce mot ; et sans toujours prendre conscience des paramètres à mettre en place pour que cela fonctionne.
Pour développer l’empowerment dans son organisation, nous décelons 3 facteurs clés :
1 – Etre au clair sur la vision : le collaborateur a besoin de savoir, sans ambiguïté, où il va. Sinon, il lui est impossible de prendre des initiatives.
2 – Avoir une bonne connaissance de soi : le collaborateur doit se connaitre lui-même, être au clair sur ses “majeures” et aussi sur ses limites pour pouvoir les dépasser en conscience et en confort.
3 – Créer les conditions favorables à l’empowerment de chacun pour développer les initiatives individuelles.
Pour pouvoir donner plus de responsabilités, de pouvoir aux personnes, il est dans un premier temps nécessaire de donner les connaissances, et compétences nécessaires.
Il est aussi essentiel de créer l’environnement humain qui va favoriser leur émancipation et leur appropriation des responsabilités.
C’est à ce niveau que les responsables RH et le top management ont un vrai rôle à jouer pour que l’empowerment soit effectif et efficace, et ne soit pas qu’un concept à la mode pour “faire mousser” une entreprise quand elle se trouve interviewée par des médias économiques.
Marie-Paule Le Gall
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Directeur Associé, Leadership Coach, Conférencier, Facilitateur et Pilote de Parcours Top Management & auteur sur le blog Inspirations Management
Julien participe au développement d’Inspirations Management et aux aspects organisationnels. Il contribue au pilotage des missions d’accompagnement managérial, conçoit et anime les parcours pour les top managers et les comités de direction. Il est conférencier sur les thématiques du développement du leadership et certifié par le Leadership Circle. Fort de son expérience, Julien partage dans ce blog une vision du management à la fois riche, concrète et engagée.